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L’assertivité, ou prendre sa place en respectant les autres

by Marie Anne Jacquet November 9, 2019

Pour parler d’assertivité, il faut avant tout parler de communication.

Or si ce dernier mot s’est un peu vidé de sa substance, aujourd’hui le terme assertivité définit parfaitement le comportement que l’on adopte en communiquant.

Il consisterait à assumer ce que l’on fait et ce que l’on dit, dans le respect de sa propre personne et celui des autres. Et dans une relation de réciprocité qui s’inscrit dans une démarche positive.

C’est un concept que l’Académie française n’a jamais retenu.

Il est tiré du mot anglais « assertiveness », qui peut se traduire en français par affirmation de soi (dans le respect d’autrui).

La notion a été introduite dès la première moitié du XXe siècle grâce aux travaux du psychologue new-yorkais Andrew Salter. Il s’intéresse à ce que l’on nomme les réflexes conditionnés, qui sont des habitudes issues de l’apprentissage par opposition aux réactions innées.

C’est ce que l’on nomme le comportementalisme en français.

Ou entre autres la façon dont j’appréhende le monde ainsi que ma place dans le monde, pour y faire valoir mes droits tout en respectant ceux des autres.

Je veux que mes amis soient mes amis et non pas mes maîtres ; qu’ils me conseillent sans prétendre me gouverner : qu’ils aient toutes sortes de droits sur mon cœur, aucun sur ma liberté.

-Jean-Jacques Rousseau

assertivité

Développer son assertivité


Certaines situations interpersonnelles nous plongent dans des états émotionnels qui nous rendent la communication difficile, voire impossible.

Et nos difficultés à communiquer proviennent essentiellement de nos peurs (déplaire, avoir à refuser, entendre un refus, donner une image négative de soi…)

Trois types de comportements « reptiliens » de notre cerveau face à la peur ont été mis en évidence par les éthologues :

  1. La fuite
  2. L’agressivité
  3. L’immobilisation

Ce sont des mécanismes défensifs naturels. En cas de situation de communication stressante, la fuite consistera à éviter le sujet, voire même le contact avec les interlocuteurs.

L’agressivité se manifestera par toutes formes d’hostilité verbale, voire physique. Quant à l’immobilisation, c’est une soumission apparente (l’on n’exprime rien, ni questions ni émotions) mais qui peut s’assimiler à une forme de manipulation.

Ces trois formes de communication, qui se manifestent en général de façon réflexe dans les situations difficiles, sont génératrices de tensions et d’incompréhension.

Elles font perdre en temps, en efficacité, et en bien-être, que ce soit dans notre vie sociale ou en entreprise. L’assertivité refuse de prendre appui sur ces trois comportements.

Certains pourraient la définir comme « l’art du compromis ».

Une communication assertive implique, d’une part, l’aptitude à exprimer ce que l’on souhaite en s’efforçant de ne pas créer d’émotions désagréables. Ainsi qu’une qualité relationnelle fondée sur l’écoute mutuelle, donc le respect.

Même si l’assertivité n’est pas un comportement naturel, elle se travaille.

Et elle présente bien des intérêts.

C’est d’ailleurs une qualité qui fait de plus en plus de chemin, notamment dans les entreprises. On peut citer le psychologue Dominique Chalvin, un des spécialistes ayant introduit le concept d’assertivité en France :

Être assertif, c’est avoir confiance en soi et savoir prendre les décisions difficiles ou impopulaires, c’est savoir dire non sans se sentir coupable, et exprimer sa propre personnalité sans susciter l’hostilité de son environnement.

En d’autres termes, vous n’êtes ni inférieur ni supérieur aux autres (ou « ni paillasson ni hérisson »).

Un bon gestionnaire aura compris aussi que dans toute organisation, « l’on perd tout à vouloir tout gagner ».

Et que l’efficacité n’est possible que grâce au cycle du don, selon la théorie toujours valable de l’anthropologue Marcel Mauss.

L’intelligence émotionnelle et relationnelle sont indispensables pour réussir un management assertif, où se conjuguent leadership et bienveillance en toute situation.

Aujourd’hui les formations sur l’assertivité sont devenues des incontournables en matière de management. Les responsables vivent de plus en plus souvent des situations de stress, étant contraints de répondre de plus en plus vite à des situations urgentes, et ils ont parfois du mal à prendre du recul pour s’affirmer dans leur communication.

L’assertivité ne supporte cependant pas les réponses hâtives et « passionnées ».

Il est donc important de prendre son temps dans la communication.

D’être à l’écoute de l’autre et le prendre en considération ainsi que ses arguments, sans préjugé sur sa personne ou sur son attitude.

De « laisser reposer » en lui faisant comprendre que son message a été entendu, mais que la réponse pourra venir un peu plus tard.

Et apporter alors une réponse qui soit toujours argumentée, basée sur des faits, et avec beaucoup d’assurance.

La communication assertive en matière de management a pour intérêt d’apprendre à dire non avec plus de distance émotionnelle. En évitant la théâtralisation des évènements, elle réduit les drames et permet au gestionnaire d’affirmer sa position et son savoir.

Rappelons qu’un bon « non » vaut mieux qu’un mauvais « oui » qui engendre des situations d’insatisfaction.

Et même si le comportement assertif peut paraître froid et dénué de toute émotion, c’est tout le contraire. Car les personnes assertives sont animées par une recherche permanente de franchise et de respect mutuel.

Ceci est également vrai dans la vie courante.

Techniques d’assertivité

Techniques d’assertivité


Il existe plusieurs techniques pour s’affirmer « sans écraser les autres ».

La première étant souvent d’adopter la position du sphinx ; un temps de silence, qui vous permettra de prendre du recul sur les propos émis et ainsi de prendre la parole calmement. La technique dite du fogging, consiste à commencer par trouver un terrain d’entente sur certains points, avant de contredire la partie du discours à laquelle on s’oppose.

Vous pouvez aussi laisser votre interlocuteur dérouler ses arguments en ponctuant vos réponses d’expressions telles que « C’est possible… » ou encore « Vous êtes libre de penser cela… ».

En restant ainsi neutre, vous vous couvrez tout en accueillant en douceur les propos adverses. C’est la technique de l’édredon.

S’il s’avère nécessaire, par contre, de monter au créneau sans avoir à prononcer des phrases accusatrices telles que « Vous avez tort », préférez des phrases à la première personne, telles que « Je ne peux pas vous laisser dire cela ». C’est la technique du contrepoint.

Le disque rayé, quant à lui, consistera à répéter un certain temps vos arguments et maintenir votre position face à une requête que vous estimez illégitime.

Pour évaluer votre capacité à être assertif, vous gagnerez à définir avant tout votre tendance relationnelle – en pratiquant par exemple le test de Gordon. Ou en utilisant des outils de médiation très prisés par la communication non violente, qui va bien sûr de pair avec l’assertivité.

Quand nous prenons la place qui est la nôtre, nous découvrons que nous sommes inébranlables.

-Jack Kornfield

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by Marie Anne Jacquet
C’est souvent là que j’écris, à la chaleur du poêle et entre deux voyages. Formée à l’hypnose éricksonienne et adepte du développement personnel, je pense que l’être humain est fondamentalement bon. Et qu’il ne tient qu’à lui de progresser tout en découvrant l’autre, et faire ainsi grandir sa part d’humanité.

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